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Ce qui reste quand les arbres tombent. Des troncs à terre, des cimes qui ne tiennent plus qu’à un fil de bois, un sol qui n’absorbe plus rien. Le charbon est la seule lumière : ce qui n’est pas noir, c’est le papier nu, et le papier nu, c’est le vide qui gagne. Cette série n’est pas un paysage. C’est un procès-verbal. Chaque feuille documente une disparition en cours, sans mise en scène, sans consolation. On y entend le silence particulier d’une forêt coupée — celui où plus rien ne bouge parce qu’il n’y a plus rien pour bouger. Le titre ne pose pas de question. Il constate.