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ismael maurey

Peintre & Dessinateur

Ismaël Maurey ne peint pas pour décorer. Il dessine ce qui dérange, ce qu’on préfère ne pas voir. Des crânes, des carcasses, des corps tordus, des souches calcinées. La mort, la chair, la blessure, tout ce que la vie laisse derrière elle quand on arrête de détourner le regard.

Autodidacte né en 1973, vivant près de Rouen. La peinture arrive tard (fin des années 90) par la copie de maîtres impressionnistes, puis quelques années de dessin de nu aux Beaux-Arts de Rouen. En 2010, il lâche la copie. Le travail devient le sien.

Ismaël Maurey construit sa route hors des circuits, en toute indépendance.
Il apporte du noir.
On repart avec des questions.

Singe 1 – dessin au charbon d'Ismaël Maurey

Thématiques et évolution stylistique

Au fusain et à la craie noire, il arrache des formes à l’ombre. Le trait est précis, anatomique. Le papier se noircit sous les couches de charbon comme une cendre qui recouvre tout. À l’huile, c’est la matière qui prend le dessus — empâtements, glacis, palettes sombres percées de touches vives.

Soutine, Velickovic, Freud : la filiation est assumée.

Les obsessions traversent son œuvre :

Le noir : la palette est souvent limitée au noir et aux couleurs terre.
La mort : des crânes, parfois affublés de nez de clown, parce que la mort rigole de nous.
Des corps tels qu’ils sont réellement : laids, souffrants, torturés, obèses, maigres, et souvent avec un cri de détresse (celui-ci ne se retrouve plus dans ce monde).
La nature qu’on assassine : ses souches brûlées de la série La forêt se meurt sont un cri d’alarme sans concession.
Les animaux que nous décimons : ses portraits d’animaux, où le spectateur doit affronter le regard.

« Ma peinture est noire.
Noire comme le charbon dont elle naît.
Noire comme les forêts calcinées, les troncs figés dans la brume, les paysages que nous avons laissé mourir.

À travers le fusain et la pierre noire, je dessine ce que nous refusons de voir : une nature qui s’éteint pendant que l’Homme s’en détourne, pris dans sa course à la démesure.

Mais du chaos peut renaître la puissance.
Chaque œuvre est un miroir, celui de notre lien vital à la nature, ce lien que nous oublions un peu plus chaque jour.

Nous ne sommes pas au-dessus du vivant. Nous en faisons partie. »

Chaque trait est un cri silencieux

Exposition Vanités et Carcasses d'Ismaël Maurey : dessins de crânes au nez rouge posés sur les bancs de la chapelle Notre-Dame d'Épinay, 2018

Expositions

2018 — Première exposition personnelle, Vanités et Carcasses, chapelle Notre-Dame d’Épinay à Saint-Aubin-Épinay : 51 œuvres.
2019 — Salon d’art contemporain ART’UP à Lille (galerie Anne Perré), puis Festival Art et Déchirure à la Halle aux toiles de Rouen.
2021 — « Make Some Art » à Bois-Guillaume, avec le diptyque La négociation.
2022 — Invité d’honneur du salon d’art de Saint-Aubin-Épinay avec l’installation La forêt se meurt.
2023 — Une œuvre entre dans la collection du Musée Art & Déchirure à Rouen.
2024 — Exposition collective à Saint-Pierre-de-Varengeville : 5 dessins de la série Totem.
2026 — Rouen National Arts, Halle aux toiles : le triptyque Betula forest after burnt (3,90 × 2,00 m).

4a bison zubrowska 1 – dessin au charbon d'Ismaël Maurey

Totems animés

Rna connaissance des arts 2026

Exposition Rouen National ARTS 2026 | 22 Mai – 16 Juin @ La halle aux toiles

Installation La forêt se meurt d'Ismaël Maurey : souches calcinées sur socles et dessins au fusain, Saint-Aubin-Épinay 2022

La forêt se meurt – invité d’honneur à Saint-Aubin-Épinay (2022)

La négociation, diptyque d'Ismaël Maurey : le pape Jean XXIII sur son trône face à la Mort, squelette drapé de rouge

La négociation – Make Some Art, Bois-Guillaume (2021)

Peintures de corps nus d'Ismaël Maurey exposées au Festival Art et Déchirure 2019, Halle aux toiles de Rouen

T’es pas beau l’Humain ! – Festival Art et Déchirure 2019

Exposition Vanités et Carcasses d'Ismaël Maurey : dessins de crânes au nez rouge posés sur les bancs de la chapelle Notre-Dame d'Épinay, 2018

Vanités et Carcasses – chapelle Notre-Dame d’Épinay (2018)