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Après le fracas des brasiers et le silence de la coupe, Ismaël MAUREY prolonge sa réflexion sur le deuil de notre environnement.
Là où la série « La forêt se meurt » captait l’urgence de la disparition, l’instant juste après la flamme, cette nouvelle série dresse l’inventaire clinique et sensible d’un désastre planifié.
Sur le papier blanc, les souches se dressent désormais comme des pierres tombales muettes, derniers vestiges d’un monde révolu où l’humain et la nature savaient encore vivre en harmonie.
À travers ces blocs de nuit sculptés au charbon, Ismaël MAUREY donne corps à ce que la rentabilisation à outrance tente de rendre invisible, ces souches d’arbres deviennent les témoins d’un temps révolu, volé par l’exploitation humaine.
L’homme a déserté le paysage, mais sa violence y est omniprésente transformant chaque souche en un monument à la mémoire de la Terre.











