Première exposition personnelle à Saint-Aubin-Épinay (Seine-Maritime) : Ismaël Maurey investit la chapelle Notre-Dame d’Épinay du 8 au 16 juin 2018 pour y présenter 51 œuvres regroupées en trois volets : « le végétal mort » (incarné par une souche d’arbre), « la vanité » (série de crânes humains au nez rouge, décomposant le rire aux éclats) et « les carcasses » (animales).
Cette exposition intitulée Vanités et Carcasses (d’après les thèmes abordés) est un choc visuel et émotionnel pour le public local. La presse régionale s’en fait l’écho, le journal Paris-Normandie annonçant une exposition « géniale pour les uns et atterrante pour les autres » qui « restera dans les mémoires des amateurs de peinture ».
Le succès de curiosité est réel : l’événement attire un public intrigué par la réputation « choc » de l’expo. Le bilan dressé par le public salue « l’originalité et la singularité du travail » d’Ismaël Maurey, un « univers hors du commun où la vie rencontre la mort sans provocation, avec une pointe d’humour et une touche de poésie ».
Cette première exposition, à la fois dérangeante et saluée, pose les bases de sa notoriété locale en tant qu’artiste singulier.
L’espace sacré a été réinvesti par une installation composée de multiples dessins disposés sur les bancs de l’église, faisant face à l’autel. Les œuvres représentent des crânes humains affublés d’un nez rouge, un public de morts, riant : une approche qui explore la mortalité, la mémoire, la condition humaine et le passage du temps. Le crucifix sculpté et les statues renforcent le contraste entre tradition spirituelle et expression artistique contemporaine ; la lumière naturelle des fenêtres latérales installe une atmosphère contemplative qui invite à réfléchir sur la vie, la mort et le patrimoine.

Au centre du chœur, devant l’autel historique, une bâche représente des crânes humains au nez rouge, décomposition du mouvement du rire. La mort rigole, elle nous attend et nous rappelle à elle.
De part et d’autre, de grands formats figurent des carcasses évoquant la fragilité du corps, la transformation de la matière vivante et le cycle de la vie.
L’architecture sacrée du lieu, marquée par une voûte en bois, des statues religieuses et un autel ornementé, contraste avec la puissance visuelle des œuvres. Cette confrontation entre patrimoine religieux et création actuelle invite à une réflexion sur les thèmes universels de la mortalité, de la spiritualité et de la mémoire. La lumière naturelle qui pénètre par les ouvertures de la chapelle renforce l’atmosphère méditative de l’installation, faisant de cet espace un lieu de contemplation où se rencontrent histoire, symbolisme et expression artistique contemporaine.



